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Les chiffres concernant des catégories importantes de déchets nucléaires comportent des incertitudes ou ne sont pas disponibles. Il n'y a pas de chiffre d'ensemble fiable pour les déchets des mines d'uranium, bien que des données fragmentaires indiquent que les quantités sont comparables, en poids et en volume, à celles dues aux résidus du traitement de l'uranium. La radioactivité des rebuts des minéraux et des déchets des mines par unité de poids est, en général, largement inférieure à celle des résidus du traitement de l'uranium. Les déchets issus de l'extraction minière et du traitement de l'uranium pour la production d'énergie nucléaire civile sont bien plus élevés que ceux indiqués dans le tableau. Cela vient de ce que la majorité de l'uranium utilisé dans les centrales nucléaires américaines est importée (de 80 à 90 pour cent ces dernières années). En conséquence, l'impact des centrales nucléaires américaines sur l'environnement se fait sentir bien au-delà de ses frontières. Les principaux fournisseurs des Etats-Unis sont: le Canada, l'Australie, et les pays de l'ex-Union soviétique. Les déchets transuraniens sont produits principalement lors de l'extraction du plutonium (le retraitement) ainsi que la fabrication du plutonium séparé en armes nucléaires et produits commerciaux. Les déchets transuraniens du DOE proviennent surtout de la production des armes atomiques. Néanmoins, une partie des déchets de haute activité du DOE est issue de la séparation du plutonium 238 dans un but commercial (principalement pour les générateurs d'électricité thermique de la NASA). Il n'existe pas de données disponibles sur les déchets transuraniens générés pendant le fonctionnement de l'usine de retraitement civile West Valley dans l'Etat de New York (19661972). Les données officielles se rapportant aux déchets issus de la production des armes atomiques ne sont pas fiables et sont contradictoires. Les bases de données du DOE indiquent que les déchets transuraniens enfouis ont une radioactivité totale supérieure à 52 x 1014 becquerels. Cependant, la seule enquête techniquement valable des déchets transuraniens enfouis conclut que, sur le seul site d'Idaho, il y a entre 24 x 1015 et 33 x 1015 becquerels de radioactivité dans les déchets transuraniens enfouis. Le chiffre, cité par le DOE, de plus de 52 x 1014 de becquerels pour les déchets transuraniens enfouis, induit donc complètement en erreur. Au chiffre du DOE de 96 x 1015 becquerels pour les déchets transuraniens entreposés avec possibilité de reprise sur le site d'Idaho, nous avons ajouté 22 x 1015 becquerels, ce qui donne une estimation de plus de 11 x 1016 becquerels.
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Énergie et Sécurité No. 8 Index
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L'Institut pour la Recherche sur l'Énergie et l'Environnement
1999 (La version anglaise de ce numéro a été publiée en janvier 1999)
Mise en place juillet 2000