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Par: Arjun Makhijani
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Il est généralement admis que l'arrêt de la guerre froide a mis un terme au risque de conflagration nucléaire mondiale entre les Etats-Unis et la Russie, malgré l'émergence d'une menace de confrontation nucléaire en Asie du Sud. Il semblerait que le spectre de milliers d'ogives nucléaires détruisant la civilisation et laissant un vaste cortège de mort derrière lui soit en passe d'être remplacé par une nouvelle ère dans laquelle les enfants n'ont plus à se jeter sous leurs pupitres lors de terrifiantes répétitions d'un comportement bien réglé à l'approche de l'apocalypse (Armageddon). Les dirigeants politiques ont renforcé cette notion. Pour prouver que «tout va bien», ils invoquent les réductions majeures réalisées dans les arsenaux nucléaires et dans le «déciblage» des villes et installations militaires, par les Etats-Unis, la Russie et la Chine. La possibilité de créer une telle «ère nouvelle» existe bel et bien, mais les peuples du monde -- y compris les peuples et gouvernements de nombreux Etats non-nucléaires -- devront pousser les gouvernements des Etats nucléaires et leurs alliés dans ce sens. En effet, les Etats nucléaires sont en train de montrer, par leurs actions et projets, qu'ils sont déterminés à garder et à moderniser leurs arsenaux nucléaires. La grande complaisance actuelle visant à faire croire que les dangers du nucléaire sont en train de s'évanouir est par conséquent fausse, et sérieusement mal placée. Bien que la fin de la guerre froide et la désintégration de l'Union soviétique aient effectivement réduit certains risques, d'autres se sont, en réalité, aggravés. Cet article a pour but d'examiner les dangers nucléaires liés aux Etats-Unis et la Russie. D'autres articles traiteront de la situation en Asie du Sud. (Voir articles: L'Inde, Le Pakistan, Chronologie du développement des armes nucléaires en Asie du Sud ). Les problèmes, de ces deux régions, et les scénarios potentiels qui pourraient les amener à se recouper rendent évident le besoin urgent d'un désarmement nucléaire durable -- dont nous examinons également des propositions dans ce bulletin (voir: Projet de désarmement de l'IEER et Mesures urgentes). Le risque de guerre nucléaire accidentelleDe nombreux facteurs ont contribué à une augmentation considérable du risque de guerre nucléaire accidentelle. La Russie et les Etats-Unis sont en train de réduire leurs arsenaux nucléaires, mais l'inventaire mondial continue à se chiffrer à environ 36 000 ogives, dont seulement 1 500 environ n'appartiennent pas aux Etats-Unis et à la Russie.1 (Voir le tableau: Les chiffres du nucléaires). Ainsi, malgré les réductions du nombre d'armes, la puissance explosive totale des armes nucléaires mondiales est toujours des centaines de milliers de fois supérieure à celle de la bombe qui détruisit Hiroshima. Elle suffirait largement à engendrer une dévastation totale. La production de matières nucléaires dans le cadre de programmes milit aires a fortement ralenti, mais les stocks mondiaux de plutonium industriel qui peuvent également être utilisés pour la fabrication d'armes nucléaires, s'accroissent si rapidement qu'ils vont dépasser la totalité des stocks militaires d'ici deux ou trois ans.2 Le risque de marchés noirs de matières fissiles, d'origine à la fois militaire et industrielle, est maintenant beaucoup plus élevé qu'il ne l'était lors de la guerre froide, rendant les problèmes de prolifération bien plus complexes et immédiats. L'illustration la plus spectaculaire des risques accrus est apportée par l'incident du 25 janvier 1995, au cours duquel les forces nucléaires russes furent mises en alerte et que «l'on apporta au président Boris Eltsine sa valise noire de commandement nucléaire».3 L'origine immédiate de cette fausse alerte était une fusée de recherche américo-norvégienne lancée à partir d'une île au large de la côte nord-ouest de la Norvège tout à côté de la côte nord Arctique de la Russie. Selon un ex fonctionnaire de la CIA, Peter Pry, la fusée à quatre étages «ressemblait à un missile balistique à plusieurs étages, lancé à partir d'un sous-marin américain.»4 Les caues immédiates de l'événement semblent être:
D'autres problèmes sous-jacents ont pu également contribuer à la crise, mais le rôle de chacun d'entre eux est difficile à estimer. Au nombre de ceux-ci figurent les salaires bas et incertains, la démoralisation, les mauvaises conditions de travail et de vie auxquels ont très probablement à faire face les équipes travaillant sur les radars russes, le manque de moyens financiers pour maintenir l'infrastructure en bon état et la détérioration des relations russo-américaines. Nous devrions insister sur le fait, toutefois, que malgré la réduction de la surveillance radar due au démembrement de l'Union soviétique, le lancement fut détecté par leur radar russe. La tendance américaine de traiter la Russie simplement comme l'opposant vaincu de la guerre froide a peut-être contribué au fait qu'un avertissement de haut niveau concernant ce lancement inhabituel n'a pas été transmis de manière appropriée au gouvernement russe. Ce fut, autant que nous le sachions, à partir de l'information publique disponible, le moment où le monde a le plus concrètement frôlé une guerre nucléaire totale depuis la crise des missiles cubains. Mais, contrairement à la crise de Cuba, au cours de laquelle des commissions gouvernementales américaines et soviétiques avaient délibéré pendant plusieurs jours, sur des décisions concernant la vie et la mort des populations mondiales, la crise de 1995, elle, se développa en quelques minutes, inconnue de tous, sauf de quelques dirigeants militaires et civils russes. La possibilité de destruction à échelle mondiale dépend aujourd'hui, plus que jamais, de facteurs tels que le bon fonctionnement d'installations vieillissantes en Russie, qui ne peuvent plus être maintenues en bon état, et de la cohérence de la structure de commandement nucléaire en des temps de misère économique, et de moral et de budgets militaires au plus bas. Détourner les missiles de leurs cibles ne serait d'aucun secours. Les missiles lancés en cas de tels malentendus seraient reprogrammés de façon à frapper des cibles aux Etats-Unis. Même des missiles détournés de leur cible et lancés accidentellement pourraient être remis sur leurs anciennes coordonnées de cibles une fois lancés. Comme ce fut le cas pendant la guerre froide, la guerre nucléaire peut également être initiée par des accidents aux Etats-Unis ou d'autres Etats nucléaires. Il y a eu de nombreuses fausses alarmes dans l'histoire nucléaire des Etats-Unis.5 La menace d'une guerre nucléaire est aujourd'hui aggravée par le fait que la force militaire de la Russie dépend davantage de sa puissance nucléaire que pendant la guerre froide. Depuis le déclin de sa force militaire conventionnelle, la Russie a adopté une position d'utilisation en premier de l'arme nucléaire similaire à celle de l'OTAN dans le passé, et encore actuellement. Un état d'alerte de haut niveau, surtout pendant les périodes de crise, est un corollaire important d'une politique d'utilisation en premier d'armes nucléaires. Et les risques d'une alerte élevée dans la Russie actuelle sont graves, comme le démontre l'incident de 1995 décrit plus haut. Aujourd'hui, comme pendant la guerre froide, la seule menace sérieuse de dévastation physique totale pour les Etats-Unis est une attaque nucléaire à grande échelle sur le pays, que ce soit volontairement ou par accident. L'effondrement de l'Union soviétique a éliminé l'antagonisme essentiel qui avait amené le monde au bord de la catastrophe nucléaire par la volonté, rendant accidents et erreurs les déclencheurs essentiels de la guerre totale. Le terrorisme nucléaire est aussi un grave danger. L'attentat à la bombe dans le bâtiment fédéral Alfred P. Murrah d'Oklahoma City en 1995 fut un sinistre rappel du fait qu'il est aussi possible que d'énormes destructions soient provoquées par des attaques terroristes. Le fait d'avoir échoué à rassembler tous les matériaux utilisables pour la fabrication d'armes dans des sites de stockage sûrs, avec un bon système de comptabilisation et de vérification a engendré un risque plus élevé, que de telles attaques puissent devenir nucléaires. Une fois que des quantités substantielles de ces matériaux sont détournées, il sera extrêmement difficile, voire impossible d'en reprendre le contrôle. Comme pour le risque de guerre nucléaire accidentelle, la solution se trouve dans la prévention. Elargir les programmes pour les armes inutilisablesLes nombreuses crises et guerres de la dernière moitié du siècle, telles que celles de Corée, du Vietnam et d'Afghanistan, ont montré que les armes nucléaires sont pour l'essentiel inutilisables pour la guerre. C'est encore plus le cas aujourd'hui, pour de nombreuses raisons politiques, militaires, écologiques et légales. De surcroît, le terrorisme ne peut être traité de façon crédible et efficace par l'utilisation d'armes nucléaires. Par exemple, elles ne sont d'aucune utilité pour répondre aux attaques faites sur les troupes américaines en Arabie Saoudite ou sur ses ambassades à Nairobi, au Kenya et à Dar Es Salaam, en Tanzanie. Malgré les dangers et le manque d'utilité des armes nucléaires, les cinq Etats nucléaires qui sont signataires du Traité de Non Prolifération, (les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et la Chine), continuent de moderniser leurs arsenaux nucléaires. Par exemple, la Chine développe actuellement des missiles balistiques de longue portée lancés de sous-marins. Les Etats-Unis ont un programme de 4,5 milliards de dollars par an, essentiellement destiné à garantir la maintenance de la conception et d'essais des armes, et sa capacité de production et de modification d'armes. Les cinq Etats nucléaires ont maintenant été rejoints par l'Inde, qui a effectué cinq essais nucléaires en mai 1998, (dont une explosion thermonucléaire)6, et le Pakistan, qui a annoncé qu'il avait mené six essais nucléaires peu après, le même mois.7 Les cinq Etats plus l'Inde ont des programmes déclarés d'essais en laboratoire et de simulations informatiques d'explosions nucléaires. Tous ont utilisé la justification principale que c'est «la dissuasion» qui est la base de leurs programmes nucléaires militaires. DissuasionLa dissuasion nucléaire a été décrite et défendue de nombreuses façons différentes. Deux des arguments les plus fréquents sont que:
Nous allons brièvement examiner chacun de ces arguments. Dissuasion d'une attaque conventionnelleL'argument principal des partisans de la dissuasion nucléaire a été que les armes nucléaires ont empêché de nouvelles guerres en Europe depuis un demi-siècle. Une version plus extrême de ce point de vue veut que ces armes ont empêché la guerre mondiale et ont maintenu la paix depuis la Seconde Guerre mondiale. Il y a très peu de fondement historique ou analytique à cette affirmation, même lorsqu'elle se rapporte spécifiquement à la présence d'armes nucléaires en Europe. Nous ne pouvons savoir actuellement si l'horreur de la destruction en Europe et en Russie pendant la Seconde Guerre mondiale auraient pu suffir, sans les armes nucléaires, à dissuader une guerre en Europe. Cela est dû au fait que le largage des bombes sur Hiroshima et Nagasaki, et par conséquent le début de l'ère nucléaire, se sont produits à peu près au même moment. L'argument selon lequel les armes nucléaires ont permis de maintenir la paix dans le monde est, au mieux une vision très étroite et trompeuse, et au pire fausse, manifestant essentiellement de l'Eurocentrisme. Dire que la confrontation nucléaire américo-soviétique pendant la guerre froide a provoqué la peur dans ces deux pays, et à travers la division politico-militaire européenne, d'une autre guerre sur les terres européennes, serait une affirmation plus réaliste. Les armes nucléaires ont par conséquent contribué à l'exportation cynique de la guerre vers le tiers-monde. (Il y a eu, c'est certain, des causes de guerre et de violence qui n'étaient pas liées à la guerre froide durant cette période, comme par exemple les conflits au Cachemire en Asie du Sud, ou ceux d'Irlande du Nord). Les guerres par procuration de la guerre froide, menées souvent par le biais de régimes politiques et de dictateurs locaux favorisés, ont directement causé la mort de millions de personnes, engendré des millions de réfugiés, et abouti à un appauvrissement, à une dévastation économique, et à des maladies pour des millions d'autres, alourdissant les pertes de vies humaines. De surcroît, comme l'a démontré la campagne contre les mines anti-personnel, les conséquences désastreuses de ces guerres tuent encore actuellement de grands nombres de personnes et en empêchent de nombreuses autres de poursuivre une vie normale. Les armes nucléaires ont contribué, dans le monde, à une misère indescriptible, essentiellement hors de l'Europe, parmi les populations prises au piège d'une compétition idéologique américo-soviétique, dans des circonstances qu'elles ne pouvaient espérer contrôler. Mais les populations des pays où ces arsenaux furent construits ne furent pas exemptées du mal infligé. Elles étaient sur les fronts de la Corée, du Viêt-nam ou d'Afghanistan. Et les deux puissances nucléaires infligèrent d'énormes dommages sanitaires et écologiques à leur propres populations tout comme au reste du monde, par la construction et l'expérimentation de leurs arsenaux nucléaires. Le nombre d'armes requises pour produire le niveau de peur nécessaire à cette exportation de la guerre, reste ouvert au débat. Pourtant, le fait que les arsenaux nucléaires furent construits à un niveau où la destruction de toute valeur était possible des deux côtés témoigne de l'irrationalité absolue du processus. La dissuasion d'une attaque par la menace nucléaire fut portée à des extrêmes pendant la guerre froide. La politique américaine fut formulée dans le mémorandum du Conseil National de Sécurité (National Security Council, NSC-68) en 1950, qui établit le détail de la politique destinée à contenir l'ennemi alors considéré comme nécessaire pour remporter la guerre froide. Elle reposait sur l'idée que les Soviétiques attaqueraient les intérêts des Etats-Unis de façon impitoyable et les saperaient en comptant sur les hésitations et les retards de la réponse américaine. Donc, les Etats-Unis devaient exercer une menace d'annihilation totale pour empêcher le succès soviétique: "Le risque est grand de nous voir empêchés ou retardés dans la prise des décisions nécessaires au maintien de l'intégrité et de la validité de notre système. ... Par exemple, il est clair que notre faiblesse actuelle nous empêcherait d'offrir une résistance efficace dans une série de points de pression vitaux. La seule dissuasion que nous pouvons opposer au Kremlin réside dans la mise en avant de la certitude que nous ferions de chaque point vital que nous ne pourrions tenir l'occasion d'une guerre d'annihilation totale."8 Cette manière d'être prêt à une annihilation totale et délibérée frôla la réalité en 1962, lors de la crise des missiles cubains. La dissuasion d'une attaque nucléaire de première frappe:La dissuasion d'une attaque nucléaire semble, à première vue, être un concept plus simple. Elle est aussi connue sous le nom de dissuasion par deuxième frappe. Le but d'une telle politique est d'empêcher un adversaire de lancer une frappe nucléaire en menaçant d'une réponse nucléaire dévastatrice. Le nombre d'armes nécessaires à une politique de dissuasion par deuxième frappe a fait l'objet d'un vaste débat. Il n'y a pas de réponse toute faite à ce sujet. Pourtant, l'histoire des armes nucléaires montre clairement que la dissuasion par deuxième frappe peut être obtenue par des nombres d'armes nucléaires très différents, allant de zéro jusqu'à un niveau supérieur quasiment illimité.9 En pratique, le processus de dissuasion américo-soviétique, depuis les années 1950, consistait à construire de grands nombres d'armes nucléaires de plus en plus sophistiquées, en réaction au système militaire de l'autre, et par conséquent à augmenter le nombre de cibles censées être détruites par des armes. Les vastes quantités d'armes nucléaires et de matière utilisables pour la fabrication d'armes sont maintenant à l'origine des graves dangers auxquels nous sommes confrontés depuis la fin de la guerre froide. De surcroît, le fait de savoir si une deuxième frappe pourrait réellement être menée a été et reste une question ouverte, étant donné le nombre important d'armes nucléaires américaines et russes qui sont ciblées les unes sur les autres ou sur les systèmes de commande et de contrôle.10 Cette incertitude a conduit à adopter une stratégie de lancement immédiat de part et d'autre, répondant aux vocables divers de «lancement dès la détection» (ou de launch on warning), ou «utiliser ou perdre» (use-it-or-lose-it). Cela signifie qu'une décision de déclenchement d'une attaque de représailles doit être prise dans les quelques minutes qui suivent la détection d'une première frappe. Il y a eu de nombreuses fausses alertes -- la pire, autant que nous le sachions, a été l'incident russe de 1995 examiné précédemment. Par conséquent, même la dissuasion par deuxième frappe est devenue une politique instable, qui ne peut quasiment pas être distinguée de la stratégie de première frappe. La doctrine de la dissuasion a, de plus, été le moteur principal de la prolifération nucléaire. Le processus s'enclencha avec le Projet Manhattan durant la Seconde Guerre mondiale. Il fut lancé par la crainte que l'Allemagne nazie puisse acquérir des armes nucléaires. Le programme intensif soviétique pour la construction d'armes nucléaires fut une réponse au projet Manhattan, qui prévoyait l'utilisation d'armes nucléaires sur le Japon.11 La Chine a construit des armes nucléaires en réponse au programme américain et, plus tard, suite à son conflit avec les Soviétiques. Les liens entre dissuasion et prolifération sont résumés dans le tableau: Dissuasion et Proliferation. En somme, la doctrine de la dissuasion apporte la justification principale pour la possession d'armes nucléaires. Elle a occupé une place centrale dans la création, ce pour la première fois dans l'histoire, de la possibilité d'une destruction totale. Elle est donc non seulement une idée irrationnelle, qui a été au coeur de la prolifération, mais aussi une idée immorale. Il est par conséquent essentiel que les Etats nucléaires prennent la décision d'abandonner cette doctrine conformément à leurs engagements, de réaliser et de maintenir un désarmement nucléaire complet. |
Énergie et Sécurité No.6 et 7 Index
Énergie et Sécurité Index
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L'Institut pour la Recherche sur l'Énergie et l'Environnement1999 (La version anglaise de ce numéro a été publiée en octobre 1998.)
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1 William M. Arkin et al., Taking Stock; Worldwide Nuclear Deployments 1998. (Washington DC : Natural Resource Defense Council, mars 1998), p. 1 et 16. La Grande-Bretagne, la France et la Chine ont un total d'ogives nucléaires estimé à 1 330. Les Etats-Unis ont 150 ogives, stockées dans sept pays de l'OTAN: l'Allemagne, la Grande-Bretagne, la Turquie, l'Italie, la Grèce, la Hollande et la Belgique. 2 Pour trouver des informations sur les stocks de plutonium militaire, voir David Albright, Frans Berkhout and William Walker, Plutonium and Highly Enriched Uranium, 1996: World Inventories, Capabilities and Policies, (Oxford : Oxford University Press, 1997), Chapitre 3. Pour des informations sur les prévisions de stocks de plutonium commercial, voir p. 190-191. 3 The Washington Post, le 15 mars 1998, p. A1. Sauf autre mention, cet article de la première page du Washington Post est la source de la description de l'événement du 25 janvier 1995. 4 Tel que cité dans le Washington Post, le 15 mars 1998, p. A24. 5 Voir Stansfield Turner, Caging the Nuclear Genie, An American Challenge for Global Security (Boulder, CO : Westview Press, 1997), p 17 et 18. 6 Il y a eu des spéculations sur le fait que cela aurait pu être une explosion d'une arme de fission dopée plutôt qu'un engin thermonucléaire comportant à la fois un élément primaire et un élément secondaire. Mais le gouvernement indien a réaffirmé que c'était une explosion thermonucléaire d'une puissance équivalente à 43 kilotonnes de TNT. 7 Selon un rapport/reportage d'information indien citant une déclaration officielle pakistanaise, le Pakistan aurait apparemment mené quatre essais «en dessous de la kilotonne» et deux essais plus importants sur deux sites d'essais les 28 et 30 mai 1998. Amit Baruah, «Pak 'clears' mystery over nuclear tests», The Hindu, le 30 juin 1998. L'IEER a tenté d'obtenir cette déclaration officielle de l'ambassade du Pakistan, sans succès. 8 NSC-68, tel que publié dans Thomas H. Etzold et John Lewis Gaddis, Containment: Documents on American Policy and Strategy 1945-1950. (New York : Columbia University Press, 1978), p. 414. Les documents de ce volume aident à replacer la politique des armes nucléaires américaines dans le contexte de la guerre froide, et à montrer comment elle était liée à d'autres parties de cette politique, telles que le confinement de l'Union soviétique, les missions secrètes entreprises par le gouvernement américain via la CIA, la guerre conventionnelle, et la politique économique. C'est le bon endroit où commencer à faire de la recherche sur la «politique de confinement» et sur sa relation avec la dissuasion. 9 Stephen I. Schwartz, ed., Atomic Audit, (Washington, DC : Brookings Institution Press, 1998), p. 3-27. 10 Pour un examen détaillé des politiques d'alertes de déclenchement, voir Bruce G. Blair, Global Zero Alert for Nuclear Forces, (Washington, DC : Brookings Institution Press, 1995). 11 Les forces japonaises avaient été ciblées depuis le 5 mai 1943. La cible de l'Allemagne fut rejetée ce jour là, en partie à cause de la crainte de représailles nucléaires. Voir Arjun Makhijani, «Japan: 'Always' the Target?», The Bulletin of the Atomic Scientists, mai-juin 1995. |