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Anita Seth et Arjun Makhijani
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Les études épidémiologiques analysent la fréquence et la distribution des maladies au sein des populations. En général, ces études visent à déterminer le lien (éventuel) entre l'exposition à des agents suspectés de causer des maladies et des effets sur la santé, en comparant des populations. Il y a trois types courants d'études épidémiologiques. Les études (ou enquêtes) cas-témoin comparent les expositions de gens qui ont une certaine maladie avec celles de gens qui n'en sont pas atteints. Les études de cohortes examinent les différences de taux d'une affection donnée (taux de morbidité) entre des populations exposées et non exposées. Les études écologiques étudient le taux de cette affection pour une population vivant dans une aire géographique donnée, en se basant sur des mesures moyennes d'exposition. Les études écologiques sont moins précises que les deux autres types d'études parce qu'elles ne sont pas basées sur la véritable exposition des individus, et leurs résultats doivent être traités avec prudence. Dans les études de cohortes, dans lesquelles existe une population exposée bien définie, les épidémiologistes calculent le risque relatif (ou le rapport de risque) de la population exposée en examinant le taux de morbidité ou de mortalité chez les populations exposées et en le divisant par le taux dans les populations non exposées. Les études épidémiologiques peuvent aussi comparer le nombre de morts par cancer dans la population étudiée avec les taux au sein de la population générale. Le risque attribuable (ou en excès) est calculé en prenant la différence (par opposition au ratio) entre les taux de morbidité ou de mortalité des populations exposées et non exposées. Dans toutes les études épidémiologiques, il est important que les populations étudiées soient ajustées en fonction de facteurs tels que l'âge, le sexe et les habitudes de vie (comme la consommation de tabac) parce que les taux de morbidité peuvent différer grandement d'un groupe à l'autre. Les études de reconstitution de dose font l'estimation de l'exposition des individus ou d'une population à un agent néfaste pour la santé, comme les rayonnements ionisants. Pour estimer cette exposition, il est essentiel de connaître la quantité de polluant rejetée dans un milieu particulier, comme l'air ou l'eau, à partir d'une source de pollution (appelée terme source), ou d'avoir un historique précis des concentrations de polluants dans l'air, l'eau et le sol. L'analyse des voies de transfert clarifie les façons souvent complexes par lesquelles les polluants atteignent les gens à travers l'environnement, permettant ainsi de convertir les estimations de rejets en estimations de dose. Par exemple, les polluants peuvent être simultanément inhalés de l'air et ingérés en buvant de l'eau contaminée ou en mangeant de la nourriture contaminée. De plus, une population peut recevoir à la fois des doses externes et internes. Les études de reconstitution de doses peuvent être menées indépendamment des études épidémiologiques, mais elles peuvent également aider les épidémiologistes à regrouper plus précisément les populations exposées. Les reconstitutions de dose et les études épidémiologiques peuvent être de puissants outils pour déterminer la relation entre un polluant et une conséquence sanitaire. Néanmoins, certaines complications peuvent opacifier leurs résultats:
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Énergie et Sécurité No. 4 Index
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L'Institut pour la Recherche sur l'Énergie et l'Environnement
avril 1998