| 1) |
Il est nécessaire d’avoir pour objectif une économie
zéro CO2 pour limiter autant que possible les
dommages du changement climatique. |
| 2) |
Un plafond strict sur les émissions de CO2 (c’est-à-dire
une limite fixe sur les émissions, qui baisse d’année
en année jusqu’à atteindre zéro) offrirait
aux gros utilisateurs de combustibles fossiles une méthode
souple pour éliminer les émissions de CO2. Par contre,
des quotas d’émissions gratuits, des mécanismes
de compensation qui permettent des émissions grâce
à des réductions réalisées par des tierces
parties, ou la négociation internationale de quotas, notamment
avec des pays en développement qui ne sont pas soumis à
des plafonds de CO2, affaiblirait le système et irait à
l’encontre de sa finalité. Une limite physique basée
sur des mesures, soumise à une vérification adaptée,
doit être mise en place. |
| 3) |
Un secteur électrique américain fiable sans émissions
de CO2 peut être atteint sans recours à l’énergie
nucléaire ou aux combustibles fossiles. |
| 4) |
L’utilisation de l’énergie nucléaire
entraîne des risques de prolifération nucléaire,
de terrorisme et d’accidents graves. Elle exacerbe le problème
des déchets nucléaires et perpétue pour le
système énergétique des vulnérabilités
et des insécurités qui sont évitables. |
| 5) |
L’utilisation de technologies et d’architectures à
haut rendement énergétique, généralement
disponibles aujourd’hui, peut grandement faciliter la transition
vers une économie zéro-CO2 et réduire son coût.
Une augmentation annuelle de deux pour cent de l’efficacité
par unité de produit national brut, par rapport aux tendances
récentes, entraînerait une baisse d’un pour cent
de la consommation énergétique, tout en assurant une
croissance de trois pour cent du PNB. C’est tout à
fait à la portée des performances technologiques disponibles. |
| 6) |
Les biocombustibles, dans leur acception la plus large, peuvent
jouer un rôle crucial dans la transition vers une économie
zéro-CO2, sans effets secondaires graves sur l’environnement
ou, au contraire, ils peuvent entraîner des dommages collatéraux
considérables ou même être très nuisibles
pour l’environnement et augmenter les émissions de
gaz à effet de serre. Le résultat dépendra
essentiellement des choix politiques, des mesures incitatives et
de la recherche et du développement publiques et privés. |
| 7) |
Une bonne partie de la réduction des émissions de
CO2 peut être obtenue sans aucune pénalité de
coût (comme, par exemple, pour l’éclairage ou
les réfrigérateurs de basse consommation). Le coût
de l’élimination du reste des émissions de CO2
issues de l’utilisation des combustibles fossiles devrait
se situer entre 10 et 30 $ la tonne de CO2. |
| 8) |
La transition vers un système zéro-CO2 peut être
faite de façon compatible avec le développement économique
local dans des zones qui produisent maintenant des combustibles
fossiles. |