IEER | Énergie et Sécurité No. 39


Sans carbone et sans nucléaire
Une feuille de route pour la politique énergétique des États-Uni

Synthèse des Principales Conclusions

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1)  Il est nécessaire d’avoir pour objectif une économie zéro CO2 pour limiter autant que possible les dommages du changement climatique.
2)  Un plafond strict sur les émissions de CO2 (c’est-à-dire une limite fixe sur les émissions, qui baisse d’année en année jusqu’à atteindre zéro) offrirait aux gros utilisateurs de combustibles fossiles une méthode souple pour éliminer les émissions de CO2. Par contre, des quotas d’émissions gratuits, des mécanismes de compensation qui permettent des émissions grâce à des réductions réalisées par des tierces parties, ou la négociation internationale de quotas, notamment avec des pays en développement qui ne sont pas soumis à des plafonds de CO2, affaiblirait le système et irait à l’encontre de sa finalité. Une limite physique basée sur des mesures, soumise à une vérification adaptée, doit être mise en place.
3)  Un secteur électrique américain fiable sans émissions de CO2 peut être atteint sans recours à l’énergie nucléaire ou aux combustibles fossiles.
4)  L’utilisation de l’énergie nucléaire entraîne des risques de prolifération nucléaire, de terrorisme et d’accidents graves. Elle exacerbe le problème des déchets nucléaires et perpétue pour le système énergétique des vulnérabilités et des insécurités qui sont évitables.
5)  L’utilisation de technologies et d’architectures à haut rendement énergétique, généralement disponibles aujourd’hui, peut grandement faciliter la transition vers une économie zéro-CO2 et réduire son coût. Une augmentation annuelle de deux pour cent de l’efficacité par unité de produit national brut, par rapport aux tendances récentes, entraînerait une baisse d’un pour cent de la consommation énergétique, tout en assurant une croissance de trois pour cent du PNB. C’est tout à fait à la portée des performances technologiques disponibles.
6)  Les biocombustibles, dans leur acception la plus large, peuvent jouer un rôle crucial dans la transition vers une économie zéro-CO2, sans effets secondaires graves sur l’environnement ou, au contraire, ils peuvent entraîner des dommages collatéraux considérables ou même être très nuisibles pour l’environnement et augmenter les émissions de gaz à effet de serre. Le résultat dépendra essentiellement des choix politiques, des mesures incitatives et de la recherche et du développement publiques et privés.
7)  Une bonne partie de la réduction des émissions de CO2 peut être obtenue sans aucune pénalité de coût (comme, par exemple, pour l’éclairage ou les réfrigérateurs de basse consommation). Le coût de l’élimination du reste des émissions de CO2 issues de l’utilisation des combustibles fossiles devrait se situer entre 10 et 30 $ la tonne de CO2.
8)  La transition vers un système zéro-CO2 peut être faite de façon compatible avec le développement économique local dans des zones qui produisent maintenant des combustibles fossiles.

Extrait de Sans carbone et sans nucléaire Une feuille de route pour la politique énergétique pour les États-Unis www.ieer.org/carbonfree/

 

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(La version anglaise de ce numéro, Science for Democratic Action v. 15, no. 1, a été publiée en août 2007.)

Mise en place décembre 2007