par Arjun Makhijani et Michèle Boyd
Basé sur le livre intitulé 'L'imposture de l'énergie nucléaire', par Arjun Makhijani et Scott Saleska.1
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« Il n'est pas exagéré de s'attendre à ce que nos enfants puissent bénéficier dans leurs foyers d'une énergie électrique trop bon marché pour être facturée »
L'idée selon laquelle l'énergie nucléaire serait extrêmement bon marché et inépuisable attira beaucoup l'attention immédiatement après la deuxième guerre mondiale. Comme si l'on voulait consciemment offrir une image opposée aux nouvelles horreurs de la guerre que la bombe atomique pouvait infliger, on s'évertua à dépeindre un avenir apporté par la science atomique en des termes radieux, pour tenter d'évoquer une vision de paix, de prospérité et d'abondance. Lewis Strauss, nommé président de la Commission à l'Energie Atomique (AEC) des Etats-Unis en 1953, avait 'la foi en l'avenir atomique' et croyait que le progrés de l'énergie nucléaire serait guidé par la "Divine Providence.» La même fièvre s'empara du Congrés américain. Cette vision fut concrétisée par l'Atomic Energy Act de 1954, (Loi sur l'énergie atomique), l'acte législatif majeur qui permit de définir les conditions de la commercialisation de l'énergie atomique en faisant en sorte qu'elle reste compatible avec la fabrication d'armes nucléaires. La loi déclare que : «le développement, l'utilisation et le contrôle de l'énergie atomique seront réalisés de façon à promouvoir la paix mondiale, à améliorer le bien-être général et le niveau de vie, et à renforcer la libre concurrence entre les entreprises privées.» Les applications de l'énergie nucléaire ayant pour but d'améliorer le "bien-être général" devaient être «soumises à tout instant à l'objectif suprême de contribuer au maximum à la défense et à la sécurité communes.» Les Etats-Unis voulaient présenter au monde une image bénigne du nucléaire, tout en se construisant un vaste arsenal d'armes atomiques toujours plus puissantes. Des déclarations inexactes et trompeuses et la bravade technologique de l'énergie nucléaire devinrent bientôt parties intégrantes de l'hystérie de la guerre froide qui domina le pays. Dès le début des années 80, il était devenu évident pour tous, y compris à Wall Street que, loin d'être 'trop bon marché pour être mesurée', l'énergie nucléaire était au contraire bien trop chère pour que l'on puisse se la permettre. Mais d'autres affirmations trompeuses sont devenues monnaie courante, comme par exemple celle selon laquelle l'industrie pourrait construire des réacteurs 'intrinsèquement sûrs', ou encore que l'énergie nucléaire pourrait apporter une réponse concrète au problème des émissions de gaz à effet de serre. 2 Des Atomes pour la PaixAprès le premier essai nucléaire soviétique en 1949, les Etats-Unis décidèrent d'accélérer le développement de la bombe à hydrogène. Ils ouvrirent le site d'essais du Nevada et commencèrent la conception, la fabrication et l'expérimentation d'armes nucléaires. Les soviétiques firent de même de leur côté. Les Etats-Unis testèrent un engin thermonucléaire le 31 octobre 1952, et les Soviétiques en firent autant le 12 Août 1953. Thomas Murray, un des commissaires de l'AEC, comprit les bénéfices évidents d'une 'propagande' exercée pour détourner l'attention de la population des bombes et la porter sur l'énergie civile, puisque les Etats-Unis et l'Union soviétique menaient tous deux une course effrénée vers l'ère des armes thermonucléaires. Une telle propagande permettrait de présenter les Etats-Unis comme les promoteurs des utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire, en contraste avec l'horreur du programme thermonucléaire soviétique. En plus de l'avantage de propagande obtenu en attribuant aux Soviétiques le côté militariste, (malgré le développement parallèle de centrales nucléaires soviétiques), une autre raison de l'empressement des Etats-Unis à se lancer dans la production d'énergie nucléaire civile à grande échelle était la crainte, que si les Etats-Unis ne se dépêchaient pas les Soviétiques pourraient être les premiers à y arriver. Il se trouva que les Russes (en 1954) et les Anglais (en 1956) parvinrent tous deux à produire de l'électricité nucléaire commerciale avant les Etats-Unis (en 1957). Un discours prononcé par le président Eisenhower devant les Nations unies en décembre 1953 fut préparé sur ce fond de développement et d'essais d'armes nucléaires américaines et soviétiques. Les premières versions du discours d'Eisenhower étaient centrées sur la nature terriblement destructrice des armes atomiques et thermonucléaires. Dans la nouvelle version du discours, une partie contenait des descriptions imagées de la puissance et de la terreur engendrées par les armes nucléaires; une autre évoquait en termes glorieux la promesse du nucléaire pacifique. Eisenhower centra une grande partie de son discours prononcé devant l'Assemblée générale des Nations unies le 8 décembre 1953, sur les possibilités concrètes du développement de l'énergie nucléaire civile. Son discours devint connu sous le nom de programme des «Atomes pour la Paix». Il affirma : «Les Etats-Unis chercheraient à faire plus que simplement réduire ou éliminer les matières atomiques à usage militaire. [Ce programme] aurait comme objectif spécifique d'apporter en abondance de l'électricité aux régions du monde qui en manquent cruellement. Ainsi, les puissances contribuantes apporteraient une partie de leur force pour répondre aux besoins de l'humanité, plutôt que d'attiser ses inquiétudes. » Selon le programme des Atomes pour la Paix, certains pays contribueraient donc en donnant des matières fissionnables à une nouvelle agence internationale de l'énergie atomique qui serait créée sous les auspices des Nations unies. Cette agence permettrait de prévenir la prolifération des armes nucléaires, et en même temps aiderait au développement de l'énergie nucléaire. Eisenhower exposa brièvement aussi les rôles de la nouvelle agence : allouer les matériaux fissionnables et envoyer des experts dans le monde entier. La déclaration d'Eisenhower selon laquelle l'énergie nucléaire pourrait «être rapidement transformée» d'une technologie en développement en une «énergie d'utilisation universelle, efficace et rentable» ne se basait sur aucune analyse sérieuse. Elle transformait plutôt les déclarations prophétiques des premières années sur l'énergie nucléaire en instrument calculé pour la guerre froide. La division idéologique liée à la guerre froide ne se retrouvait pas au niveau de l'énergie nucléaire. Les partisans farouches de l'Union soviétique étaient au moins aussi enthousiastes quant aux possibilités de l'énergie nucléaire, réunissant ainsi la fameuse citation de Lénine, selon laquelle « le communisme, c'est les soviets plus l'électricité », et le penchant de Staline pour des projets industriels gigantesques. Environ quinze ans plus tard, la politique américaine des 'Atomes pour la Paix' trouva une expression plus formelle et empreinte de ferveur dans l'Article IV du Traité de Non Prolifération Nucléaire (TNP), qui garantissait à tous ses signataires un 'droit inaliénable' aux avantages de la technologie nucléaire, parmi ceux-ci l'énergie nucléaire (le texte complet de l'Article IV). En l'espace de seulement deux décennies, l'énergie nucléaire avait été promue à un statut équivalent au droit de 'vie, liberté et recherche du bonheur', qui avaient inspiré non seulement les fondateurs des Etats-Unis, mais aussi depuis lors des citoyens de par le monde. Aux yeux de nombreux dirigeants de pays émergeant du colonialisme, cherchant des solutions rapides pour résoudre la misère économique de leur pays, l'énergie nucléaire semblait être l'équivalent matériel de leurs drapeaux et hymnes nationaux, devenant les symboles d'une liberté fraîchement acquise. L'énergie nucléaire était 'moderne' et, tout comme les usines d'acier et les compagnies aériennes nationales, il semblait clair qu'une telle modernisation permettrait de propulser les anciennes colonies sous-développées à toute vitesse en avant, les mettant ainsi sur un pied d'égalité avec les nations industrialisées. Même l'Inde, où Gandhi avait prôné avec vigueur le choix d'un type de développement alternatif à celui choisi en Occident, ne chercha pas à entreprendre une évaluation indépendante des affirmations des pays industrialisés, alors qu'elle possédait les capacités scientifiques et techniques nécessaires dès la fin des années 1940.3 Les sceptiques atomiquesMalheureusement pour ses vrais partisans, l'idée d'une énergie 'trop bon marché pour être mesurée', qui était nécessaire pour transformer ces rêves extravagants bien fragiles en réalité économique concrète était un mélange de croyances illusoires et de propagande sans fondement technique. En effet, toutes les évaluations techniques, de celles entreprises en secret par le Projet Manhattan aux études réalisées par le gouvernement, l'industrie ou les universitaires entre la fin des années 1940 et le début des années 1950, aboutirent aux mêmes conclusions. L'énergie nucléaire serait difficile à maîtriser, et elle ne serait pas, et ce pendant longtemps, compétitive par rapport à l'électricité produite par le charbon, bien qu'elle puisse devenir compétitive avec le charbon lui-même, surtout dans le cas d'une augmentation du prix de celui-ci. Aucune étude ne parvint à la conclusion qu'elle serait bon marché, encore moins qu'elle serait 'trop bon marché pour être mesurée'. Selon C.G.Suits, vice-président et directeur de la recherche à General Electric, dans un discours prononcé en décembre 1950 : «Aujourd'hui, l'énergie nucléaire est un moyen exceptionnellement coûteux et peu pratique de production d'électricité, qui peut être extraite d'une façon beaucoup plus rentable à partir des combustibles conventionnels... Les conditions économiques de l'énergie atomique n'ont rien d'attirant de nos jours, et ne risquent pas de l'être même dans un avenir lointain. Il s'agit d'une énergie chère, pas d'une énergie bon marché, ainsi qu'on l'a fait croire au public.» Pour citer un autre exemple, en 1948, l'AEC présenta un rapport au Congrès qui relevait : «un optimisme injustifié quant à la nature des difficultés techniques [posées par l'énergie nucléaire] et au temps nécessaire pour les surmonter.» Cette commission, parmi laquelle on trouvait notamment Enrico Fermi, Glenn Seaborg et J.R.Oppenheimer, n'était pas uniformément optimiste quant au coût du combustible, alors que le faible prix du combustible était justement considéré comme la condition essentielle pour que l'énergie nucléaire devienne compétitive face à l'électricité produite à partir de combustibles fossiles. Pendant la fin des années 1940 et le début des années 1950, la situation énergétique des Etats-Unis subissait une considérable transformation. Aussi bien avant que pendant la deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis étaient quasiment autosuffisants en ce qui concerne le pétrole. Mais l'augmentation énorme du nombre d'automobiles durant cette décennie, ainsi que la croissance explosive d'autres utilisations du pétrole finirent par transformer les Etats-Unis en un importateur net régulier dès la fin des années 1940. Dès 1960, les Etats-Unis importaient près d'un cinquième de leur consommation. Une des études officielles de la situation des ressources du début des années 1950 fut réalisée par une commission désignée par le président Truman, nommée The President's Materials Policy Commission (Commission présidentielle sur la politique des matériaux). Elle devint connue sous le nom de Commission Paley, du nom de son président. Dans le secteur de l'énergie, le pétrole fut le premier domaine de préoccupation auquel s'attaqua la Paley Commission. Dans son rapport de 1952, il conclut qu'il pourrait y avoir des ruptures d'approvisionnement de pétrole dès les années 1970. De plus, La Paley Commission fit une évaluation très négative de l'énergie nucléaire, exigeant: "qu'une recherche agressive soit menée dans tout le domaine de l'énergie solaire - un effort qui permettrait aux Etats-Unis de contribuer fortement au bien-être du monde". La commission incita également à ce qu'un travail plus approfondi soit mené sur l'énergie éolienne et la biomasse. Pourtant, malgré les conclusions de la commission, aucun effort significatif ne fut fait pour les énergies renouvelables jusqu'à ce que la crise du pétrole ait touché les Etats-Unis dans les années 1970. Etant donné l'évaluation selon laquelle l'énergie nucléaire pourrait, au mieux, couvrir seulement une petite fraction des besoins énergétiques, il semble illogique que le choix de l'énergie nucléaire ait été poursuivi avec acharnement, plutôt que l'énergie solaire ou d'autres sources d'énergie renouvelable. Evidemment, elles n'apportaient pas le même capital de propagande pour la guerre froide que l'énergie nucléaire. Il est intéressant de remarquer que les caisses de l'Etat étant vides pour les énergies renouvelables, cela s'est traduit par un manque d'effort de recherche privée, et d'une absence d'intérêt de la part d'un grand nombre de scientifiques et d'ingénieurs. Une illusion persistanteL'histoire de l'énergie nucléaire n'a pas répondu aux espoirs de ses partisans. Prés d'un demi siècle après qu'un réacteur ait permis d'allumer une ampoule électrique pour la première fois,4 les commandes de réacteurs nucléaires des pays industrialisés sont quasi inexistantes. Les ventes aux pays en voie de développement, les réparations sur les réacteurs existants et le démantèlement représentent maintenant l'essentiel du carnet de commandes des fabricants de centrales et des autres vendeurs nucléaires. Aux Etats-Unis, il n'y a eu aucune nouvelle commande de réacteur depuis 1978, et toutes les commandes de réacteurs passées entre 1974 et 1978 ont été annulées. Même en France, le bastion de l'énergie nucléaire, où les réacteurs produisent environ les quatre cinquièmes de l'électricité du pays, on reconnaît maintenant que les centrales à cycle combiné au gaz naturel sont plus rentables que les centrales nucléaires. En 1986, Tchernobyl a démontré les conséquences très graves, étendues, durables et, dans une large mesure, irrémédiables, que peut avoir un accident grave de réacteur nucléaire. Chaque modèle de réacteur nucléaire commercial présente des faiblesses quant à de tels accidents catastrophiques, bien que les probabilités et mécanismes spécifiques aboutissant à des accidents puissent varier d'un modèle à un autre, et d'un pays à un autre. Malgré les piteuses performances de l'énergie nucléaire comparées aux espoirs de ses concepteurs, la majorité des gouvernements dans le monde semblent réticents à l'idée de l'abandonner complètement. Cette réticence est un phénomène complexe, qui va bien au-delà du cadre de cet éditorial. Il semble, en partie, être la conséquence d'un sentiment partagé dans de nombreux pays non nucléaires en voie de développement, selon lequel les possesseurs principaux de cette technologie, en Occident, les privent de façon injuste de l'accès à une technologie qui leur est garantie par l'Article IV du TNP, comme correspondant à leur part du marché conclu, en échange de quoi ils se sont engagés à renoncer aux armes nucléaires. L'idée selon laquelle l'énergie nucléaire est le symbole de la technologie moderne de 'pointe' a encore une emprise assez forte sur les mentalités. Pourtant, les problèmes liés à la mise en application de l'Article IV du TNP sont hors propos, car l'énergie nucléaire n'est pas rentable, et n'est pas désirable, cela à de nombreux titres. Même son statut de technologie 'de pointe' ou 'avancée' est largement surfait. Pour donner un exemple, la conception et la construction des cellules photovoltaïques et la construction de réseaux de distribution d'électricité à la fois fiables et contrôlés par informatique, utilisant l'énergie provenant de nombreuses sources et centrales différentes est, à de nombreux titres, une entreprise plus complexe et d'une technologie plus avancée que la conception et la construction de réacteurs nucléaires. Après l'abandon de l'idée de l'énergie nucléaire comme étant 'trop bon marché pour être mesurée' face à une réalité exigeante, l'industrie nucléaire a mis en avant des raisonnements liés à la protection de l'environnement ou à la non-prolifération comme partie intégrante de sa promotion de l'énergie nucléaire. Ses porte-parole affirment que l'énergie nucléaire pourrait être un facteur essentiel permettant de réduire les émissions de polluants, notamment le dioxyde de carbone, qui contribue à l'effet de serre. Pourtant, cette affirmation oublie de prendre en compte les impacts écologiques de l'extraction de l'uranium et des déchets radioactifs, qui sont une partie inhérente de cette technologie (voir la Science pour les Masses Critiques, p 15). De plus, l'analyse de l'IEER a montré que les centrales au gaz naturel à haut rendement peuvent davantage réduire les émissions de gaz à effet de serre par unité d'investissement que ne le peut l'énergie nucléaire.5 De plus, les problèmes liés aux combustibles fossiles et à l'énergie nucléaire sont incommensurables. Faut-il vraiment choisir entre le risque d'accident catastrophique de type Tchernobyl et les problèmes de changement climatique ? (Voir Cher Arjun, p. 18). Dans les premières années de la guerre froide, de nombreux partisans de l'énergie nucléaire ont proposé que la production de plutonium militaire soit utilisée pour financer les centrales nucléaires commerciales. L'industrie affirme qu'elle peut aider à transformer "les glaives en des socs de charrue" car le plutonium en surplus provenant des armes nucléaires démantelées serait utilisé pour fabriquer du combustible pour des réacteurs nucléaires commerciaux. Pourtant, un tel programme créerait une infrastructure physique et financière qui transformerait le plutonium en une marchandise 'commerciale', avec les risques qui lui sont associés en termes de prolifération, de protection de l'environnement et de coûts.6 Afin de trouver des solutions aux problèmes de sûreté, l'industrie nucléaire a commencé à promouvoir une seconde génération de réacteurs nucléaires commerciaux (voir l'article principal, p 1), dont certains ont été décrits comme étant 'intrinsèquement sûrs' par leurs partisans. La sûreté est un problème majeur, étant donné que le scepticisme du public face aux affirmations de l'industrie s'est accru de façon nette après les accidents de Three Mile Island et de Tchernobyl. Pourtant, indépendamment de la validité des affirmations de résistance aux accidents de fusion du coeur, le choix des mots utilisés dans l'expression 'intrinsèquement sûrs' a plus de mérite rhétorique que de réel contenu technique. Bien qu'il soit possible de concevoir des réacteurs qui sont plus sûrs comparés aux réacteurs existants, il est impossible de considérer cette technologie comme ayant pour caractéristique inhérente la sûreté. Tous les réacteurs qui ont été proposés ont un potentiel d'accidents graves. Il existe des options énergétiques bien meilleures et plus sûres qui sont disponibles dès maintenant.7 Il est grand temps que l'on abandonne l'énergie nucléaire comme le rêve avorté du siècle passé. Nous pouvons, et devons remplacer la propagande mensongère des 'atomes pour la paix' par un programme 'énergies pour la paix' qui pourrait rendre le bien-être de la génération actuelle compatible avec la protection de la sécurité et de l'environnement des générations futures.
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Énergie et Sécurité No. 13 Index
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L'Institut pour la Recherche sur l'Énergie et l'Environnement2000 (La version anglaise de ce numéro, Science for Democratic Action, v. 8, no. 3, a été publiée en mai 2000.)
Mise en place juin 2001
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1 The Nuclear Power Deception : US Nuclear Mythology from Electricity «Too Cheap to Meter» to «Inherently Safe» Reactors (Apex Press 1999). Toutes les références de l'article peuvent être retrouvées dans cet ouvrage, sauf mention spécifique. [La version française de cet ouvrage, l'Imposture de l'Energie Nucléaire, sera prochainement disponible.] 2 Pour une comparaison entre la réduction des émissions de gaz à effet de serre avec l'utilisation d'une centrale nucléaire pour remplacer les centrales à charbon, et celle réalisée en utilisant une centrale au gaz naturel à cycle combiné, voir Energie et Sécurité n° 5. 3 George Perkovich, India's Nuclear Bomb: The Impact on Global Proliferation. Berkeley: University of California Press, 1999, p. 15-21. 4 En 1951, le réacteur surgénérateur expérimental I (Experimental Breeder Reactor I) a produit la première électricité nucléaire qui ait été utilisée pour allumer une ampoule électrique. Le réacteur tout comme l'ampoule en question sont maintenant dans un musée dans l'Idaho. 5 Voir Energie et Sécurité, n° 5 6 Voir Science for Democratic Action, vol. 5 no. 4 , février 1997 7 Voir par exemple le rapport de l'IEER, Wind vs. Plutonium: An Examination of Wind Energy Potential and a Comparison of Offshore Wind Energy to Plutonium Use in Japan (1999), le chapitre 9 de The Nuclear Power Deception, et Thomas Johansson et al., Renewable Energy: Sources for Fuels and Electricity.Washington, DC: Island Press, 1993. |