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Cette lettre, signée par 133 groupes et individus de 13 pays, a été remise au Comité consultatif sur les effets biologiques des rayonnements ionisants (BEIR VII) de l'Académie nationale des sciences lors de sa réunion du 3 septembre 1999 à Washington D.C. (la liste des signataires sera affichée sur notre page web, http:/www.ieer.org) Cette réunion marquait le lancement d'un projet de trois ans entrepris par le Comité BEIR VII, ayant pour objectif de réévaluer les risques sanitaires pour l'être humain d'expositions à des niveaux faibles de radiations ionisantes. Les travaux du Comité, soutenus par le Ministère de l'énergie des Etats-Unis, par l'Agence pour la protection de l'environnement des Etats-Unis ainsi que par la Commission de la réglementation nucléaire des Etats-Unis, auront sans doute une influence importante sur les normes de protection contre les rayonnements prises au niveau mondial. |
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September 3, 1999 ( mise à jour le 20 décembre, 1999 de la liste des signataires)
Richard R. Monson M.D., Chair
Cher Dr. Monson, Nous vous écrivons à propos de la tâche de votre Comité sur la ré-évaluation des effets des faibles niveaux de rayonnements. Nous nous réjouissons que le Comité BEIR (Biological Effects of Ionizing Radiation) VII se soit donné pour objectif d' "étudier de grandes quantités de données publiées..concernant les risques pour l'être humain de l'exposition aux faibles niveaux de rayonnements ionisants" (BEIR VII Project Scope). Dans le cadre de ce travail, nous nous attendons à ce que le Comité, au cours du processus d'identification des effets biologiques et des facteurs de risques, intégrera l'étude des éléments et interprétations contradictoires existantes. Nous anticipons avec plaisir de pouvoir suivre de près les délibérations progressives du Comité au cours de ce processus important, et de pouvoir y participer. Le travail effectué par le passé par les comités BEIR a contribué à établir le ton et les termes du débat scientifique sur cette question, et a influencé le processus de définition de normes pour les rayonnements. Par conséquent, nous pensons qu'il est essentiel que soit étudiée la totalité des informations et des questions liées aux effets sanitaires des rayonnements ionisants. Le rapport BEIR V n'a étudié que les risques de cancers, certains aspects des dommages génétiques (bien qu'il n'ait pas fait d'estimation des risques de "maladies d'origine génétique complexe, catégorie considérée comme la plus importante pour les maladies liées aux problèmes génétiques", p.4) et les retards mentaux résultant de l'exposition in utero. Il est important que le dispositif BEIR VII s'attaque à la totalité des risques qui n'ont pas été évalués de façon concluante jusqu'ici. Cela devrait comprendre les risques qui ont émergé depuis le rapport BEIR V (comme, par exemple, les effets combinés des ray onnements et d'agents hormonaux actifs, que l'on appelle également "perturbateurs de la glande endocrine") ainsi que des problèmes qui auraient pu être traités par BEIR V mais ne l'ont pas été. Nous avons établi une liste des problèmes qui nous paraissent les plus importants à étudier. Les problèmes en question sont les suivants : Effets des radionucléides qui traversent le placenta : Ceci devrait comprendre une étude des effets pour le foetus en développement (par exemple fausses couches, malformations, et effets sur le développement autres que les retards mentaux) et les effets pour les organes vitaux à différentes phases-clé du développement du foetus. Cette étude des effets sanitaires sur le foetus en développement devrait spécifiquement comprendre les effets sur le développement d'organes spécifiques, et les effets indirects des dommages sur des organes tels que la thyroïde. Nous sommes plus particulièrement inquiets de radionucléides tels que l'iode 131, le carbone 14 et le tritium, qui pourraient être incorporés par le foetus de façon pouvant profondément affecter son bien-être. A titre d'exemple, le tritium, étant une forme d'hydrogène, s'associe à l'oxygène pour former de l'eau. L'eau tritiée se comporte chimiquement comme l'eau ordinaire. En cas d'ingestion, une fraction de tritium est alors incorporée à l'intérieur des cellules du corps humain, y compris le patrimoine génétique. Une telle eau radioactive traverse le placenta. Il est nécessaire d'examiner le risque de fausses couches, d'anomalies de naissance et d'autres problèmes sanitaires résultant de cette exposition in utero. L'évaluation des risques des faibles doses de radiation, réalisée par le Comité BEIR VII, devrait inclure tous ces types de radionucléides ainsi que leurs effets. Si des lacunes sont découvertes dans les connaissances actuelles, elles devraient être identifiées clairement, et leurs implications devraient être détaillées. Les effets des radiations pour les foetus de sexe féminin : Etant donné que les ovules sont formés une seule fois au cours de la vie pendant le développement foetal féminin, le Comité devrait évaluer les effets des radiations sur le système reproductif des foetus de sexe féminin et les effets possibles de telles radiations sur les enfants de femmes irradiées de cette façon. Les effets des radionucléides intervenant dans la chimie des êtres vivants : Les radionucléides tels que le tritium ou le carbone 14 peuvent être incorporés à l'ADN. Lors de la décroissance radioactive, ils se transmutent en d'autres éléments. (Le tritium se transforme en hélium 3 et le carbone 14 en azote 14). De tels événements de transmutation pourraient avoir des conséquences néfastes pour l'ADN. Les effets sanitaires potentiels de telles transmutations doivent être évalués. Effets synergétiques : L'exposition aux rayonnements est parfois associée à une exposition à d'autres substances dangereuses. Le Comité doit étudier les effets sanitaires engendrés par une exposition combinée à des substances radioactives et non radioactives. Une attention particulière devrait être accordée à des substances telles que les agents hormonaux actifs qui affectent le système hormonal et la possibilité qu'une telle perturbation puisse augmenter lerisque de cancer et d'autres maladies suite à l'exposition aux rayonnements. Réciproquement, l'exposition aux radiations pourrait endommager le système endocrinien, ce qui augmenterait sa vulnérabilité par rapport à d'autres agents pathogènes présents dans l'environnement. La possibilité de variabilité de tels risques doit également être étudiée en fonction de l'âge des sujets exposés (et des cas d'exposition in-utero). Probité et qualité des données : Les inventaires des doses reçues par les travailleurs du Department of Energy (Ministère de l'énergie) et de l'agence qui l'a précédé aux Etats-Unis, la Commission à l'énergie atomique, sont largement inexacts. Les inventaires de la contamination écologique sont eux-aussi extrêmement défectueux. Nous pouvons l'affirmer pour ce qui concerne les Etats-Unis parce que l'essentiel des archives de données brutes est devenu public suite à des procès, à des demandes faites au nom de l'Acte sur la Liberté de l'Information, etc.. L'utilisation d'études qui acceptent les estimations officielles de doses reçues par les ouvriers ou en dehors du site sans en évaluer les données brutes est pour le moins discutable. Etant donné que les données brutes d'autres pays sont encore actuellement pour l'essentiel tenues secrètes, cela donne encore moins de raison de les accepter au pied de la lettre. Par exemple, il est flagrant que les données sanitaires de l'ex-Union soviétique sont douteuses. Le Comité devrait réétudier ces données ainsi que les questions fondamentales liées à la probité des données, et décider si ces archives peuvent ou non être utilisées pour l'évaluation des risques des faibles niveaux de rayonnements, et dans ce cas comment elles peuvent l'être. Le Comité devrait aussi définir quels critères de qualité des données elle va appliquer aux informations contenues dans les études qu'elle utilise. Dans ce contexte, nous pensons qu'il ne sera pas suffisant d'accepter simplement les études relues par les pairs (peer-reviewed studies) comme étant correctes si la cohérence des doses et données sanitaires officielles sous-jacentes n'a pas été évaluée. Enfin, l'impact de la mauvaise classification des exposions aux rayonnements et des effets sanitaires, et des facteurs de sélection liés à la santé, devraient être étudiés lors de l'interprétation de toutes les études épidémiologiques, notamment les études menées sur les survivants de la bombe A. Effets sur les diverses populations : Le concept d' "homme normal" ou "moyen" est souvent utilisé pour définir les normes de protection contre les radiations. Etant donné le risque de variabilité importante des effets sanitaires concrets sur des populations différentes, le Comité devrait évaluer les marges d'erreurs dans l'évaluation des risques à partir de ce concept. Par exemple, il est essentiel que soit clairement explicité le lien étroit entre l'âge des personnes et la réaction causée par la dose reçue pour différents effets sanitaires, non seulement pour les enfants, mais aussi pour les groupes d'âges plus avancés. On peut également citer comme exemple la variation potentielle de sensibilité aux faibles niveaux de rayonnements parmi des individus qui font pourtant partie d'un même groupe démographique. Dans nombre de ces domaines, il se pourrait simplement qu'il n'y ait simplement pas assez de connaissances pour permettre d'aboutir à des conclusions scientifiques fiables. Dans de tels cas, le Comité devrait le dire avec clarté et franchise, et recommander l'établissement d'un calendrier de recherches. Si possible, ceci devrait s'accompagner de discussions qualitatives quant aux mécanismes d'effets sanitaires potentiels. Il nous paraît d'une importance cruciale que ces domaines où le risque ne peut être calculé de façon fiable soient clairement identifiés. Si les types de risques peuvent être déterminés qualitativement avec certitude, ils devraient être énoncés. Même si les risques qualitatifs ne peuvent même pas être évalués, cette conclusion même serait très pertinente. Nous n'avons pas jusqu'ici parlé des problèmes liés aux cancers parce que nous supposons que le Comité s'attaquera à la totalité des documents pertinents liés aux effets carcinogènes. Il serait tout à fait utile que le Comité publie et mette à jour fréquemment la liste de publications qu'elle étudie, afin de nous permettre de suivre la révision effectuée, et d'ajouter, si cela nous paraissait nécessaire ou désirable, des documents à cette liste. Nous serons heureux d'apporter une contribution scientifique au cours du processus BEIR VII, et espérons que le Comité étudiera de façon exhaustive les problèmes que nous avons soulevés et avec autant de sérieux que s'ils avaient été évoqués par un membre du Comité. Nous sommes reconnaissants de l'opportunité qui est donnée au public de donner son opinion et nous demandons que cela soit étendu si c'est nécessaire afin que soient traités les problèmes et les éléments que nous souhaitons mettre en avant. Nous attendons votre réponse avec intérêt. Nous sommes à votre disposition pour tout renseignements ou demande d'information complémentaire. Merci d'envoyer vos questions ou réponses à Lisa Ledwidge ou Arjun Makhijani. En vous remerciant, Veuillez recevoir monsieur, l'expression de nos sentiments les plus sincères,
Lisa Ledwidge, Coordinatrice des Campagnes Internationales , ieer@ieer.org Arjun Makhijani, docteur en Sciences, Président, arjun@ieer.org Les autres signataires: David E. Adelman, Natural Resources Defense Council, Washington, D.C., USA Glenn Alcalay, Co-chair, National Committee for Radiation Victims, New York, New York, USA Jennifer Aldrich, Executive Director, Physicians for Social Responsibility/Oregon, Portland, Oregon, USA Dave Andrews, Vice Chair, Campaign for Nuclear Disarmament, Wales, UK Didier Anger, le CRILAN, Les Pieux, France Paulette Anger, le CRILAN, Les Pieux, France Caron Balkany, Concerned Citizens for Nuclear Safety*, Santa Fe, New Mexico, USA Dan Becker, Director, Global Warming and Energy Programs, Sierra Club, Washington, D.C., USA Rosalie Bertell, Ph.D., GNSH, President, International Institute of Concern for Public Health, Toronto, Ontario, Canada Patricia T. Birnie, Chair, GE Stockholders' Alliance, and Chair, Environment Committee, Women's International League for Peace and Freedom, Tucson, Arizona, USA Philippe Brousse, Secrétariat du Réseau "Sortir du nucléaire," Lyon, France Elizabeth Brown, East Bay Peace Action, Albany, California, USA Kateri Caron, Spokane, Washington, USA Vina Colley, Portsmouth/Piketon Residents for Environmental Safety and Security, McDermott, Ohio, USA David Close, Professor, Department of Physics, East Tennessee State University, USA Mary Byrd Davis, Uranium Enrichment Project of Earth Island Institute, Georgetown, Kentucky, USA Cyndy deBruler Executive Director, Columbia River United, Hood River, Oregon, USA Greg deBruler, White Salmon, Washington, USA Anushka Drescher, Ph.D., Berkeley, California, USA Gordon Edwards, Ph.D., President, Canadian Coalition for Nuclear Responsibility, Montreal, Quebec, Canada Nader Entessar, Professor of Political Science & International Studies, Spring Hill College*, Mobile, Alabama, USA Eric Epstein, Three Mile Island Alert and EMFR Monitoring Group, Harrisburg, Pennsylvania, USA Cathey E. Falvo, M.D., M.P.H., Program Director, International & Public Health Graduate School of Health Sciences, New York Medical College*, Valhalla, New York, New York, USA Ansar Fayyazuddin, Assistant Professor of Physics, Stockholm University, Stockholm, Sweden Martin Forwood and Janine Allis-Smith, CORE (Cumbrians Opposed to a Radioactive Environment), Barrow-in-Furness, Cumbria, UK Michel Fremont, le CRILAN, Courcy, France Surendra Gadekar, ANUMUKTI, Vedchhi, India Sanghamitra Gadekar, ANUMUKTI, Vedchhi, India Ann Harris, Director, We The People, Inc., of Tennessee, and Executive Director, Alliance for Public Health & Safety, Ten Mile, Tennessee, USA Ruth M. Heifetz, M.D., M.P.H., Senior Lecturer, Department of Family and Preventive Medicine, School of Medicine, University of California-San Diego*, San Diego, California, USA Ira Helfand, M.D., Co-Founder and Past President, Physicians for Social Responsibility, USA Felicity Hill, Director, U.N. Office for Women's International League for Peace and Freedom, New York, USA Laura Hunter, Environmental Health Coalition, San Diego, California, USA Joe Jaffe, retired physicist, San Diego, California, USA Carol Jahnkow, Executive Director, Peace Resource Center of San Diego, San Diego, California, USA Chuck Johnson, Director, Center for Energy Research, Salem, Oregon, USA Judith Johnsrud, Director, Environmental Coalition on Nuclear Power, State College, Pennsylvania, USA Deb Katz, Citizens Awareness Network, Shelbourne Falls, Massachusetts, USA Robin Klein, President, Hanford Action of Oregon, Portland, Oregon, USA Prof. Dr. Wolfgang Koehnlein, President, German Society for Radiation Protection, and Institut fuer Strahlenbiologie, Westfaelische Wilhelms-Universitaet, Muenster, Germany Cathy Lemar, Military Toxics Project, Lewiston, Maine, USA Bernard Lindberg, Chairperson, Mankato Area Environmentalists, Mankato, Minnesota, USA John Loretz, Executive Editor, Medicine and Global Survival*, Cambridge, Massachusetts, USA Michael J. Manetas, Department of Environmental Resources Engineering, Humboldt State University, Arcata, California, USA Robert A. McFarlane, M.D., Clinical Professor Emeritus of Surgery, Oregon Health Sciences University, Portland, Oregon, USA Janot Mendler, Director for Operations, GEF/UNDP International Waters:LEARN*, Boston, Massachusetts, USA Robin Mills, Director, Maryland Safe Energy Coalition, Baltimore, Maryland, USA Giorgio Nebbia, Professor Emeritus, Faculty of Economics, University of Bari*, Italy Dale D. Nesbitt, Staff scientist, Lawrence Berkeley National Lab, Retired, California, USA Andi Nidecker, Associate Professor, University of Basel, and Executive Council, Swiss Chapter of Physicians for Social Responsibility and International Physicians for the Prevention of Nuclear War, Switzerland Baku Nishio and Hideyuki Ban, Co-directors, Citizens' Nuclear Information Center, Tokyo, Japan Rudi H. Nussbaum, Ph.D., Professor Emeritus, Portland State University, for Northwest Radiation Health Alliance, Portland, Oregon, USA Sonya Ostrom, Metro New York Peace Action Council, Brooklyn Heights Peace Action, Eastside Peace Action, Flatbush Peace Action, Greenwich Village Coalition for Peaceful Priorities, NOBSAC (North Bronx Social Action Committee), Shorefront Peace Committee, SNAP (Stop Nuclear Arms Proliferation), and Westside Peace Action, New York, New York, USA David Ozonoff, M.D., M.P.H., Professor and Chair, Department of Environmental Health, Boston University School of Public Health, Boston, Massachusetts, USA Perline, Ph.D., engineer and physicist, Paris, France Carolyn Raffensperger, Science and Environmental Health Network, Windsor, North Dakota, USA Bruce Reznik, Executive Director, San Diego BayKeeper, San Diego, California, USA Norman Rubin, Director of Nuclear Research and Senior Policy Analyst, Energy Probe, Toronto, Ontario, Canada Gladys Schmitz, Vice-chairperson, Mankato Area Environmentalists, Mankato, Minnesota, USA Betty Schroeder, Co-Chair, Arizona Safe Energy Coalition, Tucson, Arizona, USA Monique Sené, GSIEN, Orsay, France Victor W. Sidel, M.D., Professor of Social Medicine, Albert Einstein College of Medicine, Bronx, New York, USA Pamela Sihvola, Co-chair, Committee to Minimize Toxic Waste, California, USA Norma Sullivan, retired college English professor, San Diego, California, USA Dr. Jinzaburo Takagi, Citizens' Nuclear Information Center, Tokyo, Japan Tim Takaro, M.D., Chair, Hanford Task Force, Washington Physicians for Social Responsibility, Seattle, Washington, USA Alyn Ware, Consultant at Large, Lawyers' Committee on Nuclear Policy, New York, New York, USA Harvey Wasserman, Citizens Protecting Ohio, Bexley, Ohio, USA Carroll Webber, Ph.D., Greenville, North Carolina, USA David Crockett Williams, Coordinator, Global Peace Walk Project, and Initiator, Global Emergency Alert Response, Tehachapi, California, USA Steve Wing, Department of Epidemiology, School of Public Health, University of North Carolina*, Chapel Hill, USA Alexei Yablokov, Center for Russian Environmental Policy and Program for Radioactive and Nuclear Safety by International Socio-Ecological Union, Moscow, Russia Alla Yaroshinskaya, Yaroshinskaya Ecological Charity Fund, Moscow, Russia
Les signataires ajoutés après le 3 septembre 1999: Robert Alvarez, Government Accountability Project, Washington, D.C., USA Charles Barnett, Chair, Shut Down Sizewell Campaign, Suffolk, UK Eulynda Toledo Benalli, First Nations North and South, Albuquerque, New Mexico, USA Michael G. Bindner, Candidate for Council At-Large, D.C. Statehood Green Party*, Washington, D.C., USA Rabbi Willa K. Bluesky, The Radiant Medicine Project, Kingman, Kansas, USA Jacques Boucher, Peace and Disarmament Concern, Centre de ressources sur la non-violence, Montréal, Québec, Canada Richard Bramhall, Low Level Radiation Campaign, Llandrindod, UK Raymond Bristow, Rockford Green, Kingston upon Hull, UK Chuck Broscious, Environmental Defense Institute, Moscow, Idaho, USA Helen Caldicott, M.D., Founding President Physicians for Social Responsibility, Sydney, Australia Nancy L. Casady, General Manager, Ocean Beach People's Organic Food Co-op, San Diego, California, USA George Crocker, North American Water Office, Lake Elmo, Minnesota, USA Bhanu Pratap Das, Peoples Democratic Forum, Bangalore, India Merav Datan, International Physicians for the Prevention of Nuclear War*, Cambridge, Massachusetts, USA Scott Denman, Safe Energy Communication Council, Washington, D.C., USA Joe Dolce, New York City, New York, USA Bruce A. Drew, Prairie Island Coalition, Minneapolis, Minnesota, USA Jenefer Ellingston, DC Statehood Green Party, Washington, D.C., USA Dennis Flaherty, President, Veterans for Peace UK, Beddau, Rhondda-Cynon-Taf, UK Gregor Gable, Shundahai Network, Las Vegas, Nevada, USA Charlie Gillett, British author & broadcaster, Sony Music Award winner 1991, UK Broadcaster of the Year, London, England, UK Anne Grieg M.D., National Council IPPNW/Norway, Horten, Norway Wenonah Hauter, Director, Public Citizen's Critical Mass Energy Project, Washington, D.C., USA Douglas Holdstock MD FRCP (Hon Sec), Medact, London, UK Thomas Jandl, Bellona USA, Washington, D.C., USA Marylia Kelley, Executive Director, Tri-Valley CAREs, Livermore, California, USA Joan King, Decatur, Georgia, USA Ziggy Kleinau, Coordinator, Citizens for Renewable Energy, Ontario, Canada Paige Knight, President, Hanford Watch, Portland, Oregon, USA Dave Kraft, Nuclear Energy Information Service, Evanston, Illinois, USA Amy Lesser, Center for Environmental Citizenship, Washington, D.C., USA Wendy MacLeod-Gilford and M E J Gilford, Blewbury Environmental Research Group, Carms, Wales, UK Theresa McClenaghan, Counsel, Canadian Environmental Law Association, Toronto, Ontario, Canada Dr. Pushpa Mehta, Denver, Colorado, USA Zia Mian, Princeton, New Jersey, USA Richard Miller, Policy Analyst, Paper, Allied-Industrial, Chemical and Electrical Workers Union (PACE), Washington, D.C., USA Don Moniak, Program Director, Serious Texans Against Nuclear Dumping, Amarillo, Texas, USA LeRoy Moore, Ph.D., Rocky Mountain Peace and Justice Center, Boulder, Colorado, USA Carmel Mothersill, Radiation and Environmental Science Centre, Dublin Institute of Technology, Dublin, Ireland Judy Norsigian, Program Director, Boston Women's Health Book Collective, Somerville, Massachusetts, USA Richard Ochs, Ellen Barfield, Carol Solomon, and Kay Dellinger, Maryland Safe Energy Coalition, Baltimore, Maryland, USA Tony and Carol Picou, MIsSION Project, Military Issue's Surfacing In Our Nation*, Toccoa, Georgia, USA Bill Plummer, St. Paul, Minnesota, USA Peggy Prince, Peace Action New Mexico, Santa Fe, New Mexico, USA M. V. Ramana, Center for Energy and Environmental Studies, Princeton University, Princeton, New Jersey, USA Indira P. Ravindran, Baltimore, Maryland, USA Dana Richard, Washington D.C., USA Susan H. Riordon, Atlantic Regional Chair, Canadian Peacekeeping Veterans Association, Yarmouth, Nova Scotia, Canada Tracy Ann, Liam Raymond Terry, and Capt. Terry Riordon, Yarmouth, Nova Scotia, Canada Ellen R. Robinson, Albuquerque, New Mexico, USA Harry Rogers, Carolina Peace Resource Center, Columbia, South Carolina, USA Rick Rothschiller, SANE Nuclear Freeze Hawai`i, Honolulu, Hawai`i, USA Susan Shaer, Executive Director, and Pat Ortmeyer, Field Director for Nuclear Waste Issues, Women's Action for New Directions, Cambridge, Massachusetts, USA Tim Shaw, Free Range Network, Llanwrda, Carmarthenshire, UK Dingli Shen, Fudan University, Shanghai, China Pascal Signolet, Paris, France E.J. Sternglass, J.M. Gould, JJ Mangano, and Janette Sherman, Radiation and Public Health Project, New York City, New York, USA Cathie Sullivan, Los Alamos Museum Project (LAMP), Santa Fe, New Mexico, USA Kitty Tucker, President, The Health & Energy Institute, Takoma Park, Maryland, USA Seth Tuler, Social and Environmental Research Institute, Leverett, Massachusetts, USA Dr. med. Martin Walter, Innere Medizin FMH, former president of IPPNW-Switzerland, Grenchen, Switzerland Donald C. Whitmore, President, Third Millennium Foundation, Auburn, Washington, USA Ruth Yarrow, Seattle, Washington, USA *L'affiliation n'est fournie que pour des raisons d'identification
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L'Institut pour la Recherche sur l'Énergie et l'Environnement2000 (La version anglaise de ce numéro, Science for Democratic Action, v. 8, no. 1, a été publiée en novembre 1999.)
Mise en place decembre 2000.